À quoi sert un bilan de compétences
L'objectif n'est pas de vous faire passer des tests pour le plaisir : c'est de transformer une situation floue — envie de changer, poste qui ne convient plus, projet de reconversion sans direction claire — en un projet professionnel vérifié et un plan d'action daté. Le bilan sert autant à confirmer une piste qu'à en écarter une avant d'y investir dix-huit mois de formation.
- Faire l'inventaire de vos compétences, techniques comme comportementales, y compris celles que vous ne voyez plus.
- Identifier vos motivations, vos intérêts et vos valeurs professionnelles — ce qui vous use et ce qui vous porte.
- Évaluer votre potentiel d'évolution ou de reconversion face à un marché de l'emploi réel, pas fantasmé.
- Définir des objectifs de carrière et élaborer un plan d'action réaliste, avec des étapes et des échéances.
Une démarche volontaire, jamais imposée
Même quand l'employeur le propose et le finance, un bilan de compétences ne se fait qu'avec votre consentement écrit. Le refuser n'est ni une faute ni un motif de sanction (article L.6313-4 du Code du travail).
Les trois phases obligatoires
Le déroulement est fixé par l'article R.6313-4 du Code du travail : trois phases, toujours dans le même ordre. C'est le socle commun de tout bilan sérieux — ce qui varie, c'est la profondeur du travail dans chacune.
- La phase préliminaire : analyser votre demande et votre besoin, vérifier que le bilan est le bon outil, définir ensemble les objectifs et le format des séances.
- La phase d'investigation : construire votre projet — inventaire des compétences et des expériences, questionnaires et outils d'analyse, exploration des pistes professionnelles et confrontation au marché de l'emploi.
- La phase de conclusion : s'approprier les résultats, formaliser le projet dans un document de synthèse, arrêter le plan d'action et les principales étapes de sa mise en œuvre.
Le détail du déroulement des séances, phase par phase, est décrit dans notre page dédiée au déroulement d'un bilan de compétences.
Combien de temps ça dure, et sous quelle forme
La durée légale est plafonnée à 24 heures au total, entretiens et travail guidé compris — la plupart des parcours se situent entre 16 et 24 heures, étalées sur deux à trois mois. Ce rythme n'est pas un défaut : les phases d'exploration demandent du temps entre les séances, pour les recherches et les rencontres professionnelles.
Le bilan peut se dérouler entièrement à distance, en visioconférence, sans rien perdre de son cadre : mêmes phases, mêmes documents, même confidentialité. C'est le format que propose Syloma, avec des séances individuelles menées par un consultant dédié du premier entretien à la synthèse.
Qui paie : CPF, employeur ou financement personnel
Trois voies principales : votre Compte personnel de formation, le plan de développement des compétences de votre employeur, ou un financement personnel. Chacune a ses règles propres — délais, consentement, acompte plafonné — détaillées dans notre page sur le financement du bilan de compétences.
| Financement | Qui décide | Particularité |
|---|---|---|
| CPF | Vous seul | L'employeur n'est jamais informé, sauf si le bilan a lieu sur temps de travail. |
| Employeur | L'entreprise propose, vous consentez | Convention tripartite ; votre refus n'est pas une faute. |
| Personnel | Vous | Délai de rétractation, premier versement plafonné à 30 %. |
La confidentialité : ce que personne d'autre ne verra
C'est la protection la plus forte du dispositif : les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués qu'à vous. Ni votre employeur, ni le financeur, ni même l'organisme au-delà de votre consultant n'y ont accès. Les documents élaborés pendant le bilan sont détruits à son terme, sauf si vous demandez par écrit leur conservation pour les besoins de votre suivi — un an au plus.
Chez Syloma, cette règle est appliquée techniquement, pas seulement promise : les contenus de votre bilan ne sont lisibles que par vous et votre consultant, et leur destruction au terme est journalisée. Le fonctionnement complet est décrit dans notre page sur la confidentialité du bilan de compétences.
Ce qui se passe après : l'attestation et le suivi
À la fin du bilan, vous signez votre document de synthèse — il est votre propriété exclusive — et vous recevez une attestation de réalisation qui, elle, ne mentionne aucun résultat. Six mois plus tard, un entretien de suivi fait le point sur la mise en œuvre de votre plan d'action : où en sont les démarches, qu'est-ce qui a avancé, qu'est-ce qu'il faut ajuster.
Ce rendez-vous à six mois est décrit dans notre page consacrée à l'entretien de suivi du bilan de compétences. Vous restez libre de le décliner.

Comment démarrer concrètement
Un salarié peut aussi se voir proposer un bilan par son entreprise : le circuit est alors tripartite, décrit dans notre page consacrée au bilan de compétences proposé par l'employeur. Et si vous êtes du métier — accompagnement, orientation, ressources humaines — la démarche s'exerce aussi de l'autre côté de la table : en devenant consultant en bilan de compétences au sein d'un réseau.