Quand proposer un bilan à un salarié
- À l'entretien professionnel, quand un salarié exprime une envie d'évolution sans projet formé.
- Avant une mobilité interne, pour vérifier l'adéquation entre la personne et le poste visé.
- Dans une réorganisation, pour outiller les reclassements avec un vrai travail d'orientation.
- Face à une usure professionnelle repérée, avant qu'elle ne devienne un contentieux ou un départ.
Le bilan s'inscrit alors au plan de développement des compétences de l'entreprise, qui en supporte le coût. L'alternative — le salarié mobilise son CPF de sa propre initiative — ne passe pas par vous et ne vous est pas notifiée.
Le consentement du salarié : la pièce maîtresse
Le bilan de compétences ne se prescrit pas : il se propose. La loi exige le consentement du salarié, recueilli par écrit, et lui laisse dix jours pour se décider — son silence vaut refus. Ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
- L'entreprise signe la convention avec l'organisme, au bénéfice du salarié désigné.
- Le salarié est invité à prendre connaissance de la convention et à exprimer son consentement — chez Syloma, en ligne, à sa première connexion à son espace.
- À défaut de réponse sous dix jours, le dossier est clos sans suite ni conséquence pour le salarié.
- Une fois le consentement donné, les séances se planifient directement entre le salarié et le consultant.
Ce que l'employeur voit du bilan de compétences — et ce qu'il ne verra jamais
L'employeur financeur reçoit la convention, la facture, et peut être informé de la réalisation de la prestation. Il ne reçoit jamais les résultats : ni la synthèse, ni les pistes explorées, ni le moindre contenu des séances — c'est l'article L.6313-4 du Code du travail, et aucun accord ne permet d'y déroger.
C'est une force, pas une contrainte
Le salarié qui sait sa parole protégée travaille sur son vrai projet — y compris quand ce projet est interne. Une entreprise qui exigerait un droit de regard n'obtiendrait que des bilans de façade, sans valeur pour personne.
Si le salarié souhaite partager ses conclusions — pour négocier une formation, une mobilité, un aménagement — c'est lui qui en décide, avec les éléments qu'il choisit. Le détail des règles est dans notre page sur la confidentialité du bilan de compétences.
Côté pratique : durée, distanciel, facturation
Le bilan dure au plus 24 heures, réparties sur deux à trois mois — sur temps de travail, hors temps de travail, ou mixte, selon ce que la convention prévoit. Le format à distance simplifie l'organisation : pas de déplacement, des séances qui se casent dans l'agenda, un consultant unique du premier entretien à la synthèse. La facturation suit la convention signée par l'entreprise.
