Ce que la garantie couvre
- Les dommages corporels, matériels et immatériels causés à un tiers dans le cadre de l'activité.
- Les dommages causés aux locaux et au matériel mis à disposition par le client.
- Les conséquences d'un conseil ou d'un contenu erroné ayant causé un préjudice.
- Les frais de défense en cas de mise en cause.
Le troisième point est le plus important pour un formateur : sur des sujets réglementaires, financiers ou de sécurité, une information erronée peut causer un préjudice réel et engager votre responsabilité.
Quand l'assurance RC pro formateur devient de fait obligatoire
- Dès qu'un organisme donneur d'ordre vous contractualise : l'attestation figure systématiquement dans les pièces demandées.
- Dès qu'un client vous accueille dans ses locaux : il l'exige pour couvrir les dommages éventuels.
- Dès que vous répondez à un marché public ou à un appel d'offres.
- Dès que vous intervenez sur des sujets à risque : sécurité, habilitations, secourisme, réglementaire.
La conséquence pratique
Le débat sur le caractère obligatoire est théorique. Sans attestation, vous ne signez pas de contrat de sous-traitance et vous n'entrez pas dans la plupart des entreprises.
Ce qu'il faut vérifier dans le contrat
- Que l'activité de formation est explicitement mentionnée : une RC pro de conseil ne couvre pas toujours l'animation.
- Que les interventions dans les locaux de tiers sont incluses.
- Que la formation à distance est couverte, si vous en dispensez.
- Le montant des garanties et le niveau de franchise, souvent bas dans les contrats d'entrée de gamme.
- La couverture géographique, si vous intervenez hors de France.
L'attestation, pièce du dossier
L'attestation annuelle fait partie des pièces que vous transmettrez à chaque donneur d'ordre, au même titre que l'attestation de vigilance URSSAF et votre curriculum vitae.
Anticipez son renouvellement : une attestation périmée bloque un contrat aussi sûrement qu'une absence d'assurance, et se découvre toujours au mauvais moment.
Ce que la garantie ne couvrira jamais
Une responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés à des tiers. Elle ne couvre ni vos pertes propres, ni les conséquences de vos engagements contractuels.
- L'annulation d'une session par le client, et le manque à gagner qui en résulte.
- Un impayé, qui relève d'une garantie de recouvrement, pas de la responsabilité civile.
- Les dommages à votre propre matériel, qui relèvent d'une assurance de biens.
- Les amendes et sanctions administratives, jamais assurables.
- Une faute intentionnelle, exclue par principe de toute police d'assurance.
Ces risques se traitent ailleurs : par vos conditions générales pour l'annulation, par vos délais et acomptes pour l'impayé, par votre rigueur documentaire pour les sanctions. L'assurance ne remplace pas un contrat bien rédigé.
