Ce que l'indicateur 1 Qualiopi exige
L'attendu du référentiel est de diffuser une information accessible, exhaustive et actualisée sur chacune des prestations proposées. L'indicateur se traite vite quand on sait ce qui est réellement demandé.
L'information attendue est précise : prérequis, objectifs, durée, modalités et délais d'accès, tarifs, contacts, méthodes mobilisées, modalités d'évaluation et accessibilité aux personnes en situation de handicap. Chacune de ces mentions est cherchée par l'auditeur, une par une, sur vos supports publics.
« Actualisée » est le mot qui piège. Un programme daté de trois ans, avec des tarifs qui ne sont plus les vôtres, met l'indicateur en défaut même si tout le reste est présent. Une procédure de mise à jour, même informelle, doit exister et se voir dans les dates.
Les éléments de preuve attendus
Voici ce qui est habituellement présenté en audit sur ce point.
- Programmes publiés comportant l'ensemble des mentions attendues
- Site internet, catalogue ou plaquettes, avec une date de mise à jour visible
- Mention explicite des délais d'accès à la prestation
- Tarifs affichés, ou fourchette assortie de ses conditions
- Coordonnées du référent handicap et conditions d'accessibilité
La règle qui vaut pour toutes les preuves
Un élément de preuve est daté et rattachable à une prestation réelle. Un document type, non renseigné et non transmis, ne démontre rien — c'est la différence entre un système décrit et un système appliqué.
Ce que l'auditeur vérifie en priorité
L'auditeur navigue sur vos supports publics comme un prospect et coche les mentions attendues. Il compare ensuite ce qui est affiché avec un dossier de session réel : les deux doivent concorder.
L'échantillonnage porte sur des dossiers réels, choisis par l'auditeur et non proposés par l'organisme. C'est la raison pour laquelle un dossier constitué à la veille de l'audit se repère : les dates se ressemblent toutes et ne recoupent pas l'activité déclarée.
Les non-conformités les plus fréquentes
Ces écarts reviennent régulièrement en audit initial comme en surveillance. Aucun ne relève de la mauvaise foi : ils traduisent presque toujours une pratique réelle mais non tracée.
- Programme sans délai d'accès ni modalité d'inscription
- Tarifs absents ou renvoyés systématiquement à un devis, sans indication d'ordre de grandeur
- Aucune mention de l'accessibilité aux personnes en situation de handicap
Le cas du formateur indépendant
C'est l'indicateur le plus rentable à traiter en premier : un modèle de programme complet, décliné sur chacune de vos formations, couvre l'essentiel du critère 1 en une demi-journée de travail.
En adossement, c'est l'organisme porteur qui répond de cet indicateur. Un formateur qui intervient en sous-traitance pour un organisme certifié n'a pas à démontrer cet indicateur à son nom : c'est le donneur d'ordre qui le porte, et qui vous demandera en retour les pièces dont il a besoin pour le tenir.
Périmètre : qui est audité sur l'indicateur 1
Applicable à tous les prestataires. Il fait partie des 22 indicateurs communs, ceux qu'un prestataire de formation continue non certifiante voit systématiquement en audit.
| Critère de rattachement | Critère 1 — Information du public |
| Indicateurs de ce critère | 3 |
| Applicabilité | Applicable à tous les prestataires |
| Indicateurs communs du référentiel | 22 sur 32 |
Le nombre d'indicateurs réellement audités dépend des catégories d'actions déclarées lors de la demande de certification. Déclarer une catégorie que l'on n'exerce pas revient à s'imposer des indicateurs supplémentaires sans contrepartie.
