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Positionner un bénéficiaire à l'entrée, et le prouver

Le questionnaire de positionnement vérifie que le bénéficiaire relève bien de la formation et mesure ses acquis à l'entrée. Il conditionne toute l'adaptation ultérieure du déroulé. Son absence, ou son existence sans exécution, est l'écart le plus fréquemment relevé chez les formateurs indépendants.

Contenu vérifié et mis à jour le — rédigé par l'équipe conformité Syloma, organisme de formation.

Ce qu'il doit permettre d'établir

  • Que les prérequis annoncés au programme sont réunis.
  • Le niveau de départ du bénéficiaire sur les compétences visées.
  • Ses attentes propres et son contexte professionnel.
  • Les éventuels besoins d'adaptation, y compris liés à une situation de handicap.

Dix questions suffisent. L'objectif n'est pas d'évaluer finement mais de repérer les écarts qui justifieront une adaptation du déroulé.

Le questionnaire de positionnement dans le dossier de session

Il doit exister à deux niveaux : comme procédure décrite, et comme exemplaire renseigné par bénéficiaire, daté, classé dans le dossier de la session.

L'écart le plus fréquent

Une procédure écrite mais jamais exécutée. L'auditeur ouvre un dossier réel et cherche le positionnement du bénéficiaire : s'il ne le trouve pas, l'indicateur tombe, quelle que soit la qualité de la procédure.

L'exploiter, pas seulement le collecter

Le positionnement alimente un autre indicateur, celui de l'adaptation de la prestation. Recueillir sans exploiter revient à satisfaire le premier et à manquer le second.

Une ligne suffit : « écart relevé sur la maîtrise des tableaux croisés, séquence 2 renforcée d'une heure ». Datée et classée, elle démontre la chaîne complète.

Le format qui fonctionne

Un formulaire en ligne envoyé avec la convocation, avec réponse avant la session, est le format le plus simple à tenir. Il produit automatiquement une trace datée et nominative.

Sur une formation en intra, un échange préalable avec le commanditaire complète utilement le questionnaire individuel : il documente aussi l'analyse du besoin.

Dix questions qui suffisent

Un positionnement utile ne demande pas un test élaboré. Dix questions couvrent l'essentiel et se remplissent en cinq minutes.

  1. Quelle est votre fonction actuelle, et depuis combien de temps ?
  2. Dans quel contexte utiliserez-vous ce que nous allons travailler ?
  3. Quelle est votre expérience du sujet, de zéro à confirmé ?
  4. Avez-vous déjà suivi une formation sur ce thème ?
  5. Quels outils utilisez-vous aujourd'hui pour cette activité ?
  6. Quelle difficulté concrète souhaitez-vous voir traitée ?
  7. Qu'attendez-vous d'avoir réussi à faire à l'issue de la formation ?
  8. Y a-t-il un point que vous préférez ne pas aborder en groupe ?
  9. Avez-vous besoin d'un aménagement particulier pour suivre la formation ?
  10. Quelque chose que je devrais savoir avant de commencer ?

Les deux dernières questions couvrent l'accessibilité et ouvrent la porte à une adaptation. Les réponses alimentent directement le déroulé, et leur conservation démontre à la fois le positionnement et l'adaptation.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Le questionnaire de positionnement est-il obligatoire ?
Le référentiel exige une procédure de positionnement et d'évaluation des acquis à l'entrée. Le questionnaire en est la forme la plus courante.
Faut-il un positionnement par bénéficiaire ?
Oui. Un positionnement collectif non individualisé ne permet pas de démontrer l'adaptation ultérieure.
Quand l'envoyer ?
Avec la convocation, pour obtenir les réponses avant la session et pouvoir ajuster le déroulé.
Que faire si le bénéficiaire ne le renvoie pas ?
Tracer la relance. Une relance documentée vaut mieux qu'un dossier vide, et elle démontre la mise en œuvre de la procédure.

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Questionnaire de positionnement : quoi demander