Ce que l'indicateur 24 Qualiopi exige
L'attendu du référentiel est de réaliser une veille sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois dans ses secteurs d'intervention. Concrètement, l'attendu se lit en deux temps.
Cette veille est sectorielle, pas juridique : elle porte sur ce que deviennent les métiers auxquels vous formez. Elle justifie l'actualisation de vos contenus.
Les sources attendues sont celles de votre domaine : études de branche, observatoires des métiers, publications professionnelles, échanges avec des employeurs.
Les éléments de preuve attendus
Ce sont ces documents que l'auditeur demandera à voir.
- Sources sectorielles identifiées et suivies
- Notes d'analyse ou synthèses datées
- Mises à jour de programmes justifiées par une évolution métier
- Échanges documentés avec des entreprises du secteur
La règle qui vaut pour toutes les preuves
Un élément de preuve est daté et rattachable à une prestation réelle. Un document type, non renseigné et non transmis, ne démontre rien — c'est la différence entre un système décrit et un système appliqué.
Ce que l'auditeur vérifie en priorité
L'auditeur cherche le lien entre une évolution constatée et une modification de votre offre.
L'échantillonnage porte sur des dossiers réels, choisis par l'auditeur et non proposés par l'organisme. C'est la raison pour laquelle un dossier constitué à la veille de l'audit se repère : les dates se ressemblent toutes et ne recoupent pas l'activité déclarée.
Les non-conformités les plus fréquentes
Ces écarts reviennent régulièrement en audit initial comme en surveillance. Aucun ne relève de la mauvaise foi : ils traduisent presque toujours une pratique réelle mais non tracée.
- Veille confondue avec la veille réglementaire
- Sources généralistes sans rapport avec le domaine enseigné
- Aucune conséquence visible sur les contenus
Le cas du formateur indépendant
La même routine mensuelle que l'indicateur 23, avec deux sources métier en plus. Le gain n'est pas seulement documentaire : c'est ce qui garde votre offre vendable.
Dans un montage de sous-traitance, la charge de cette preuve se déplace. Un formateur qui intervient en sous-traitance pour un organisme certifié n'a pas à démontrer cet indicateur à son nom : c'est le donneur d'ordre qui le porte, et qui vous demandera en retour les pièces dont il a besoin pour le tenir.
Périmètre : qui est audité sur l'indicateur 24
Applicable à tous les prestataires. Il fait partie des 22 indicateurs communs, ceux qu'un prestataire de formation continue non certifiante voit systématiquement en audit.
| Critère de rattachement | Critère 6 — Inscription dans l'environnement professionnel |
| Indicateurs de ce critère | 7 |
| Applicabilité | Applicable à tous les prestataires |
| Indicateurs communs du référentiel | 22 sur 32 |
Le nombre d'indicateurs réellement audités dépend des catégories d'actions déclarées lors de la demande de certification. Déclarer une catégorie que l'on n'exerce pas revient à s'imposer des indicateurs supplémentaires sans contrepartie.
